Blog SNPTES de l'académie de Lille

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mardi 8 octobre 2019

ADJOINT EN GESTION ADMINISTRATIVE AU SEAD - Cat C

Descriptif du poste

Organisme de rattachement : Université de Lille

DIP (Direction de l'innovation pédagogique)

SEAD (Service d'enseignement à distance)

Villeneuve d'Ascq - Pont de Bois

Nature du poste recherché : CDD

MISSIONS

Assurer la gestion administrative et pédagogique des formations assurées à distance par le Service d'Enseignement A Distance (SEAD)

ACTIVITÉS

- La réception et la vérification des dossiers d'inscription ainsi que leur enregistrement dans la base pédagogique du service d'enseignement à distance (1500 étudiants inscrits dans 10 formations différentes)
- Le suivi de l'inscription pédagogique aux examens des étudiants
- L élaboration et la diffusion des convocations aux épreuves orales lors des différentes sessions d 'examen
- La transmission des relevés de notes aux étudiants du SEAD
- La relation avec les autres services et composantes de l 'Université
- L'accueil des étudiants et la permanence téléphonique
- La gestion de la messagerie électronique

Syndicalement.

Dany

lundi 7 octobre 2019

CHARGE(E) DES AFFAIRES JURIDIQUES - Cat A

Organisme de rattachement : Rectorat de Lille

Service : pôle académique des affaires juridiques

Contexte

Le pôle des affaires juridiques et contentieuses assure la défense de l’Etat devant les tribunaux administratifs et les cours administratives d’appel à l'occasion des litiges relatifs aux décisions prises par la rectrice de région académique et par les personnels placés sous son autorité, dans l'exercice des missions relatives au contenu et à l'organisation de l'action éducatrice ainsi qu'à la gestion des personnels et des établissements qui y concourent. Il intervient devant les conseils des prud’hommes pour le compte des établissements scolaires employeurs. Il assure la défense de l’Etat dans les actions en responsabilité exercées devant les juridictions judiciaires sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de l’éducation. Il assure un rôle de conseil et d’expertise et prévient des risques. Il instruit et traite les dossiers disciplinaires de l’ensemble des personnels à l’exception des personnels du 1 er degré privé public. Il élabore les délégations rectorales de signature et assure la protection juridique des fonctionnaires à l’échelle académique. Il traite toute demande indemnitaire et rédige les protocoles transactionnels dans le cadre de la responsabilité administrative. Il suit la réforme territoriale et met en œuvre la coopération renforcée avec l’académie d’Amiens en matière juridique.

Missions/ activités principales

 analyser et interpréter la règlementation

 instruire les dossiers soumis au pôle

 rédiger les mémoires en défense et assurer la représentation devant les juridictions

 rédiger les avis et actes juridiques

 conseils juridiques

 actions de formation

Poste à pourvoir au 30 octobre 2019 

CV et lettre de motivation à adresser à Madame Sandrine Willot, responsable du pôle académique des affaires juridiques et contentieuses et à ce.depa@ac-lille.fr

Rectorat de Lille ( sandrine.willot@ac-lille.fr) 20 rue Saint Jacques BP 709 59021 Lille Cedex A compter du 6 octobre 2019 : Hôtel académique, 144 rue de Bavay Lille

Syndicalement.

Dany

lundi 30 septembre 2019

Comité technique ministériel, déclaration du SNPTES

Le SNPTES profite de ce comité technique ministériel pour revenir sur les propos récents du Premier ministre, Édouard Philippe, qui, en évoquant le chantier relatif à la construction de la future loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR) a indiqué qu’« il faut réfléchir à ceux qui entrent dans la carrière. Cette discussion, il faut l’avoir dans le cadre de la réflexion sur la LPPR et de la réforme des retraites ». Curieux oxymore diraient certains... pour beaucoup, en effet, il apparaît curieux de lier les retraites à des discussions relatives au début de nos carrières, puisque celles et ceux qui débutent et pourraient bénéficier des valorisations promises par le Premier ministre partiront en retraite dans plus de 40 années... D’autres collègues ou les mêmes, mauvais coucheurs ou plein de bon sens, selon le camp dans lequel on se trouve, trouvent paradoxal de devoir ainsi valoriser la carrière uniquement à l’occasion d’un projet relatif à l’après carrière... mais pourquoi pas ?

En réalité, pour le SNPTES, ces déclarations d’Édouard Philippe apportent enfin la reconnaissance officielle d’un problème que notre organisation n’a eu cesse de dénoncer. La rémunération moyenne dans notre département ministériel, pour l’ensemble des collègues que nous représentons, est en moyenne bien inférieure à celle de l’ensemble des agents exerçant dans le reste de la fonction publique. Cette injustice notable est, principalement, due au montant des régimes indemnitaires.

Un exemple parmi d’autres que le SNPTES aime à reprendre, dans la circulaire ministérielle RIFSEEP du ministre en charge de la fonction publique, les services ministériels, prenant on imagine un exemple pas trop choquant, cite le cas d’un collègue adjoint administratif dont la prime mensuelle (CIA compris) avoisinera les 680 euros... Nous sommes heureux pour lui mais, que nous soyons en catégorie A, B ou C, dans l’enseignement supérieur et la recherche, nous sommes encore loin de cette moyenne et, par exemple, un chargé de recherche (catégorie A, docteur, etc.) bénéficie, « royalement », de 900 euros de prime... annuels (80 par mois...). Cette injustice -et c’est pour cette raison que le Premier ministre lie la réforme retraite à une réforme sur les carrières- engendrera ce que le SNPTES appelle une double peine, des rémunérations incessamment plus faibles puis, une fois en retraite, des pensions plus basses que celles des autres fonctionnaires puisque dans le futur système de retraite par points, pour simplifier, l’acquisition des points se calculera sur l’ensemble des rémunérations (primes comprises) ce qui fait que notre collègue d’un autre ministère, avec ses primes à 680 euros par mois, en théorie, pourrait se retrouver, en fin de carrière, avec une retraite supérieure à celle de notre malheureux chargé de recherche...

Pour le SNPTES, ces propos d’Edouard Philippe, confirmés, cette semaine, par notre Ministre selon qui « ’idée est de voir, dans le cadre de la LPPR, comment on repense l’attractivité de l’ensemble des métiers de la recherche (chercheurs, enseignants-chercheurs, ingénieurs, techniciens, etc.) et que cela nous permette d’anticiper et de calculer l’impact que cela aura avec les nouvelles formes de calcul de la retraite. On ne va pas attendre » engendrent, à n’en point douter des espoirs. Il reste maintenant à passer des annonces gouvernementales, dont il faut saluer la clarté, à une réalité, le SNPTES, comme il l’a fait dans ses propositions relatives à la future loi de programmation, saura veiller à ce que ces promesses puissent devenir réalité.

dimanche 29 septembre 2019

Loi de programmation pluriannuelle de la recherche, trois premiers rapports qui apparaissent, pour le SNPTES, comme une bonne base de négociation

Les trois groupes de travail mandatés pour dresser un état des lieux et faire des propositions sur les trois thèmes : financement de la recherche, attractivité des carrières, recherche partenariale et innovation ont rendu leur rapport au Premier ministre ce 23 septembre 2019. Le SNPTES tient d’ores et déjà en tirer un rapide premier bilan. Ces rapports posent les bases, intéressantes, des négociations à venir et pour lesquelles le SNPTES se tient prêt. Ainsi, si des points de désaccord avec le SNPTES existent, d’autres points positifs sont à souligner.

Tout d’abord, le constat commun à ces trois rapports est sans appel et rejoint les injonctions du SNPTES pour un rapide et massif investissement dans la recherche française. Comme nous l’avons écrit à maintes reprises, les trois groupes soulignent que le financement de la recherche, public mais encore plus significativement privé, n’est pas à la hauteur des ambitions que la France souhaite porter. Si l’on veut éviter un décrochage de la France, il est urgent d’investir !

Ainsi, il est proposé d’augmenter les financements récurrents à hauteur de 500 M€ comme le préconisait le SNPTES dans ses propositions (au-delà des +300M€ du livre blanc de la recherche). Le SNPTES recommandera cependant qu’un audit rapide des besoins réels soit mené pour parfaire ce chiffre. Du côté du financement compétitif, les rapporteurs proposent que le taux de projets lauréats atteigne enfin des proportions raisonnables (25% à 40% - Le SNPTES proposait au minimum 33%) avec un budget de l’ANR entre 500M€ et 2Md€ (le SNPTES proposait 1,6Md€ mais avec un mécanisme supplémentaire pour financer des projets d’incubation). L’ensemble des mesures portées par ce premier rapport conduit à un budget entre +1Md€ et +2,5Md€ pour financer la recherche, auxquels s’ajouterait 1Md€ pour abonder le PIA4.

Sur les carrières, le diagnostic est alarmant et le SNPTES a été entendu par ce groupe de travail, particulièrement sur l’alignement des régimes indemnitaires de tous les personnels de l’ESR sur le plus avantageux de la fonction publique d’État. Cet alignement correspond à un investissement de 1,85Md€ (hors régime additionnel de la fonction publique), chiffre en accord avec les estimations du SNPTES.

D’autres points surprennent le SNPTES, en particulier, les heures complémentaires incluses dans le régime indemnitaire des enseignants-chercheurs et considérées comme un choix de ceux-ci pour compenser leur faible rémunération. Cette vision est pour le SNPTES très discutable, d’autant que le rapport pointe l’augmentation notable des étudiants sans compensation de postes d’enseignants-chercheurs. Les heures complémentaires ne sont pas un choix et grèvent d’autant nos activités de recherche. Le SNPTES reste extrêmement vigilant sur le développement de l’emploi précaire.

Enfin, concernant la recherche partenariale, le SNPTES note des propositions intéressantes comme la création de Pôles universitaires d’innovation (PUI) ou d’une cellule stratégique placée auprès du Premier ministre dont la mission "sera d’éclairer la décision politique". Cette dernière proposition correspond à la revendication du SNPTES pour qui les pouvoirs publics se doivent d’être exemplaires dans leur capacité à tenir compte de la recherche. Le SNPTES se félicite de voir sa proposition d’amélioration des instances de dialogue entre la recherche et la politique reprise. Le SNPTES tient cependant à rappeler, comme nous l’avons fait dans le rapport et les auditions, que l’environnement de la recherche partenariale est d’une extrême complexité et doit être rationalisé avant toutes choses !

Pour conclure et comme on peut rapidement en juger, des points de désaccord avec le SNPTES perdurent, mais ces rapports sont ambitieux. Mis bout à bout, l’ensemble des investissements proposés par ces rapports dépassent facilement les 5Md€ et rejoignent les calculs et revendications du SNPTES. Le SNPTES se tient prêt maintenant à négocier avec le gouvernement sur la mise en œuvre de ces recommandations. Charge donc à celui-ci de réellement négocier et d’être à la hauteur de nos ambitions communes.

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